Fata Bromosa

 

A vouloir aller toujours plus haut,

Être une particule infinie,

Dans les volutes bleutées de la nuit ;

Ils prennent un envol sidéral

Sous des aurores boréales.

 

A vouloir aller toujours plus loin,

Être le mirage de leur miroir,

Illusion de la réfraction d'un soir ;

Ils dansent et chantent, presque fiers,

Avec les sirènes du désert.

 

Ils volent les parures du temps,

Subliment l'éclat de leur empreinte,

Orpailleurs d'une vie sans contrainte ;

Martèlent que notre vie en bas

N'est rien qu'une breloque de joie.

 

Là où dans un Fata Bromosa,

L'autel des paradis artificiels

Est poussière d'étoile sans soleil ;

On en a vu courbés sous le vent,

Las, du clair-obscur de leurs tourments.

 

 

Quand la blanche se tapit

Sous un manteau de rêve,

Une main invisible,

Une main tendue,

Retient le temps,

Pour ne pas oublier

Qu'ils ont été des enfants.

 

 

MLD

Déposé le 09 février 2014

 

18 votes. Moyenne 5.00 sur 5.

Commentaires (7)

1. MARTINE MAGNIN 13/05/2018

Martèlent que notre vie en bas

N'est rien qu'une breloque de joie. Tout est beau dans cette phrase, le rythme, la dérision, la tristesse
tendresse à toi qui joue si bien avec les mots

2. MARTINE MAGNIN 21/04/2018

délicieux mots pour un rêve qui me fait peur, j'ai tellement peur de quitter la réalité, j'espère que tu me comprends. J"aime ton écriture, mais j'ai tellement souffert de ces tentations de paradis que je me calfeutre et ferme les yeux de douleur. bisoux doux

3. Brahim (site web) 24/02/2014

Oui, les illusionnistes excellent de plus en plus dans la perfection de leur fonds de commerce, mais seule la vérité triomphera.

Avec toute mon amitié.

Brahim.

4. sabine (site web) 17/02/2014

magnifique... magnifique. Sans mot

5. kriss 11/02/2014

Poussière d'étoile sans soleil... Très très beau...

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